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  • Élise Imbeault

Comparaison de l'impact de la cybercriminalité et de la criminalité traditionnelle

Il s'agit d'un résumé de Borwell, J., Jansen, J. et Stol, W. (2021). Comparing the Victimisation Impact of Cybercrime and Traditional Crime: Literature review and Future Research Directions.

Journal of Digital Social Research,3(3), 85-110.



Que nous dit la littérature?


L’impact de la criminalité, dite traditionnelle, sur les victimes est généralement considéré par les forces de l’ordre et le système judiciaire. Par conséquent, il est important de comprendre l’effet de la victimisation liée à la cybercriminalité afin de s’assurer que les politiques et législations en place soient appropriées aux besoins des victimes. Cet aspect est d'autant plus important que le taux de victimisation à la cybercriminalité ne cesse d'augmenter. Il est suggéré que les impacts de la victimisation liée à la cybercriminalité sont différents de ceux de la criminalité dite traditionnelle en raison de l’anonymat et intangibilité de l’auteur du crime, de la disparition des frontières dans le temps et l’espace entre la victime et le crime, et finalement, de la permanence et dissémination étendue du contenu en ligne.


Que nous propose cette étude?


À travers une revue de la littérature concernant l’impact de la victimisation à la cybercriminalité, les auteurs proposent trois avenues de recherche à considérer :

  • Différencier la cybercriminalité et le crime traditionnel: établir une distinction claire entre les définitions de ces deux types de criminalité.

  • Classifier la cybercriminalité et le crime traditionnel: classifier les cybercrimes en fonction de l’importance de la technologie dans la commission du crime, et comparer les cybercrimes les plus communs avec leur contrepartie traditionnelle.

  • Mesurer l’impact de la victimisation à la cybercriminalité et de la criminalité traditionnelle: étudier l’impact de la victimisation via des études longitudinales en raison de l’effet prolongé que peut avoir la cybercriminalité.

Paradigmes du contrôle et du consentement Le paradigme du contrôle suggère que la responsabilité de la police est spécifiquement de combattre le crime. Les victimes importent moins et jouent souvent un rôle d'informateurs dans la lutte contre le crime. Le paradigme du consentement implique que le devoir policier ne se limite pas uniquement à combattre le crime, mais également à soutenir les victimes dans leurs besoins suivant leur victimisation. Les impacts de la cybercriminalité doivent être clairs afin d'assurer l'application de ce paradigme et une meilleure approche des victimes. Ce paradigme est le plus dominant dans les politiques actuelles.

Que retenir?


L’impact du crime sur les victimes doit être clairement défini, car les politiques en place ont pour but de soutenir le rétablissement des victimes d’un point de vue financier, pratique et émotionnel, et demandent donc une compréhension claire de ces éléments. Les effets de la victimisation à la cybercriminalité peuvent être ressentis très longtemps après les faits

en raison de la permanence du contenu en ligne, et de l’affaiblissement des frontières entre la personne et ses appareils électroniques. Des définitions plus claires de la cybercriminalité et du crime traditionnel, une classification de ces types de crime, et des études longitudinales permettraient potentiellement d’établir de meilleures politiques de soutien aux victimes.


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